À Grenoble, le projet d’extension du Synchrotron s’inscrit dans un site scientifique d’exception, où performance technologique et qualité architecturale doivent coexister dans un même équilibre. L’intervention accompagne un outil de recherche de rang mondial, l’un des rares équipements de ce type, utilisé par la communauté scientifique internationale.
Le projet repose sur une double exigence. D’une part, il répond aux contraintes fonctionnelles d’un instrument de très haute précision, en garantissant lisibilité des usages, efficacité des circulations et confort des chercheurs. D’autre part, il affirme une dimension formelle forte, en intégrant pleinement le bâtiment dans le grand paysage grenoblois.
La composition conserve la géométrie emblématique de l’anneau existant, structure simple et immédiatement identifiable, traversée par un axe principal le long duquel s’organisent des volumes secondaires. Cette clarté de principe constitue l’identité même du site et guide l’évolution du projet.
L’architecture s’attache à préserver cette lecture lisible et continue, en respectant l’intégrité du dessin initial tout en accompagnant ses extensions. L’ensemble reste ainsi fidèle à la logique fondatrice de l’équipement, tout en améliorant ses conditions d’usage.
La « cinquième façade » joue un rôle particulier dans ce contexte, en raison des vues aériennes offertes par le relief environnant. Le bâtiment devient ainsi un objet paysager autant que scientifique, inscrit dans un dialogue permanent avec les massifs alpins.
Le projet affirme une architecture de la précision et de la retenue, où la simplicité formelle devient le support d’un outil scientifique d’exception, parfaitement intégré à son territoire.